Le premier combat fondamental est un combat d'idées, culturel , pour échapper à la pensée économique unique. L'invasion de la pensée anglo-saxonne formalisée par M.FRIEDMAN, mise en application par REAGAN et THATCHER, a gagné la partie avec la chute du mur de Berlin et la généralisation, dans le même temps des moyens de communication.
Ce qui doit être remis en cause est le capitalisme financier qui s'accompagne de la furie consommatrice qui en est le principal moteur. Les poches de pauvreté dans les pays riches sont largement compensées par la frénésie de consommation d'une partie importante des pays émergents.
A technologie inchangée, si la Chine et l'Inde consomment selon nos propres modèles, la planète va droit dans le mur. Et point n'est besoin d'être M.HULOT pour en avoir conscience.
La critique du capitalisme financier doit se faire pour lui-même, pour les inégalités qu'il génère alors que l'honneur du politique est de combattre ces dernières qui, inlassablement reviendront, sans une volonté politique forte .
Il existe une tension entre deux pôles : Liberté - Egalité.
A laisser une Liberté sans frein on creuse les inégalités ; à ne viser que l'Egalité on risque de piétiner la Liberté. L'équilibre entre ces deux pôles pourrait peut-être créer la Fraternité.
De ce point de vue, la réhabilitation de l'impôt et des services publics (à condition que les acteurs du service public veuillent bien se remettre en cause) doivent être un "leit-motiv" de ce combat culturel.
La critique de ce capitalisme peut et doit se faire par l'Ecologie. L'opinion commence de toucher du doigt la menace des changements climatiques, qui ne tuera pas seulement les "petites bêtes", mais aussi les Hommes.
Cette bataille, (entre autre de l'énergie) est aussi et doit être une critique de ce capitalisme dont les profits "gâchent" la planète et obèrent l'avenir. Il faut combattre cette forme de "développement" au nom du DESIR D'AVENIR.
De ce préambule limité découle, bien entendu, une priorité : l'énergie et sa consommation. Il faut économiser l'énergie : maisons oui ; transports en commun oui ; ferroutage oui ; cabotage oui. Mais des investissements énormes sont nécessaires et il y faudrait un plan européen.
La recherche dans ce domaine, comme en d'autres, peut seule nous sauver. Mais là encore, l'Europe doit exister, sinon elle disparaîtra.
Il faut développer les énergies nouvelles, mais (sauf à capter l'énergie solaire ou l'hydrogène à coût réduit, ce qui n'est pas pour demain ) on ne pourra pas se passer de l'énergie nucléaire. La fin programmée de celle-ci en Allemagne, ou bien l'obligera à changer sa consommation ou la forcera à augmenter le CO2.
Un changement dans les modes de consommation est impératif et il faut entamer ces changements par "couches successives" dans toutes les politiques menées (on voit bien que la politique visant à faire reculer l'utilisation de la voiture à Paris rencontre beaucoup d'animosité). Il faut le faire. En douceur, mais fermement.
à suivre... Ardèchois
Grand merci à Ardéchois pour la qualité de sa contribution . Scripte